BOOTPARAM
Section: Manuel de l'administrateur Linux (7) Updated: 25 juillet 2003 Index
NOM
DESCRIPTION
LISTE D'ARGUMENTS
ARGUMENTS GÉNÉRAUX NON SPÉCIFIQUES À UN PÉRIPHÉRIQUE
`init=...'
`nfsaddrs=...'
`nfsroot=...'
`no387'
`no-hlt'
`root=...'
`ro' et `rw'
`reserve=...'
`mem=...'
`panic=N'
`reboot=[warm|cold][,[bios|hard]]'
`nosmp' et `maxcpus=N'
ARGUMENTS DE DÉMARRAGE POUR LES DÉVELOPPEURS DU NOYAU
`debug'
`profile=N'
`swap=N1,N2,N3,N4,N5,N6,N7,N8'
`buff=N1,N2,N3,N4,N5,N6'
ARGUMENTS DE DÉMARRAGE POUR DISQUES VIRTUELS
`load_ramdisk=N'
`prompt_ramdisk=N'
`ramdisk_size=N' ou (obsolète) `ramdisk=N'
`ramdisk_start=N'
`noinitrd'
ARGUMENTS DE DÉMARRAGE POUR PÉRIPHÉRIQUES SCSI
`max_scsi_luns=...'
Configuration des lecteurs de bande SCSI
Configuration Adaptec aha151x, aha152x, aic6260, aic6360, SB16-SCSI
Configuration Adaptec aha154x
Configuration Adaptec aha274x, aha284x, aic7xxx
Configuration des hôtes SCSI AdvanSys (`advansys=')
AM53C974
Configuration des hôtes SCSI BusLogic (`buslogic=')
Configuration EATA/DMA
Configuration Future Domain TMC-16x0
Configuraton Great Valley Products (GVP)
Configuration Future Domain TMC-8xx, TMC-950
Configuration IN2000
Configuration NCR5380 et NCR53C400
Configuration NCR53C8xx
Configuration NCR53c406a
Configuraton Pro Audio Spectrum
Configuration Seagate ST-0x
Configuration Trantor T128
Configuration UltraStor 14F/34F
Configuration WD7000
Configuration du contrôleur SCSI Commodore Amiga A2091/590
DISQUES DURS
paramètres des disques IDE et des lecteurs CD-ROM
Les options `hd=cyls,heads,sects[,wpcom[,irq]]'
L'option `hd=serialize'
L'option `hd=dtc2278'
L'option `hd=noprobe'
L'option `hd=nowerr'
L'option `hd=cdrom'
Options du driver Standard ST-506 (`hd=')
Options du driver XT(`xd=')
Disques amovibles Syquest's EZ*
Périphériques bus IBM MCA
Disques durs ESDI PS/2
Configuration de sous-systèmes SCSI IBM Microchannel
CD-ROMs (Non-SCSI/ATAPI/IDE)
L'Interface Aztech
Lecteurs de CD-ROM sur port parallèle
l'Interface Sony CDU-31A and CDU-33A
L'interface Sony CDU-535
L'Interface GoldStar
L'interface ISP16
L'Interface Mitsumi Standard
L'Interface Mitsumi XA/MultiSession
L'Interface Optics Storage
L'Interface Phillips CM206
L'Interface Sanyo
L'Interface SoundBlaster Pro
PÉRIPHÉRIQUES ETHERNET
LES LECTEURS DE DISQUETTES
floppy=mask,allowed_drive_mask
floppy=all_drives
floppy=asus_pci
floppy=daring
floppy=0,daring
floppy=one_fdc
floppy=two_fdc or floppy=adresse,two_fdc
floppy=thinkpad
floppy=0,thinkpad
floppy=drive,type,cmos
floppy=unexpected_interrupts
floppy=no_unexpected_interrupts or floppy=L40SX
LE CONTRÔLEUR SON
DRIVERS ISDN
Le driver ISDN ICN
Le driver ISDN PCBIT
Le driver ISDN Teles
DRIVERS DE PORT SÉRIE
Le driver RISCom/8 Multiport Serial(`riscom8=')
Le driver DigiBoard (`digi=')
Le driver Baycom Serial/Parallel Radio Modem
Le driver Soundcard radio modem
PILOTE D'IMPRIMANTE
`lp='
Driver WDT500/501
DRIVERS SOURIS
`bmouse=irq'
`msmouse=irq'
souris ATARI
PÉRIPHÉRIQUES VIDÉO
`no-scroll'
AUTEURS
VOIR AUSSI
TRADUCTION
NOM
bootparam - Introduction aux paramètres de démarrage du noyau Linux.
DESCRIPTION
Le noyau Linux accepte un certain nombre d'options en ligne de commande, aussi
appelées paramètres de démarrage, au moment où il est chargé. En général ceci est
utilisé principalement pour fournir au noyau des informations sur les paramètres
matériels, qu'il serait incapable de déterminer seul, ou pour éviter/remplacer
les valeurs qu'il détecterait normalement.
Quand le noyau est démarre directement par le BIOS (par exemple depuis une
disquette sur laquelle le noyau a été copié en utilisant `cp zImage /dev/fd0'),
il n'y a pas de possibilités de préciser des paramètres.
Aussi, afin de tirer parti de ces possibilités, vous devez utiliser un chargeur
capable de transmettre les options, comme Lilo ou loadlin.
Pour un petit nombre de paramètres, on peut également modifier l'image du noyau
elle-même, en utilisant
rdev(8).
Le programme LILO (LInux LOader) de Werner Almesberger est le plus utilisé.
Il permet de démarrer des noyaux divers, et de mémoriser la configuration
dans un fichier de texte.(Voir
lilo(8)
et
lilo.conf(5).)
LILO peut démarrer DOS, OS/2, Linux, FreeBSD, etc. et est assez souple d'emploi.
L'autre chargeur classique de Linux est `LoadLin', un programme DOS, qui peut
démarrer un noyau Linux depuis une session DOS (avec des arguments)
à condition que certaines ressources soient disponibles.
Ceci est très utile pour les personnes désirant lancer Linux depuis le DOS.
LoadLin est également particulièrement utile s'il y a des périphériques qui
nécessitent un driver DOS pour placer le matériel dans un état donné.
Un exemple classique est celui des cartes sonores `Compatibles SoundBlaster'
qui ont besoin d'un driver DOS pour manipuler des registres exotiques afin
de placer la carte dans un mode compatible SB. Démarrer le DOS pour initialiser
la carte avec le driver en question, puis charger Linux depuis le prompt du
DOS avec LoadLin évitera la réinitialisation de la carte au redémarrage.
LISTE D'ARGUMENTS
La ligne de commande du noyau est une liste de chaînes de caractères
(les arguments) séparées par des espaces.
La plupart des arguments de démarrages ont la forme suivante :
-
nom[=valeur_1][,valeur_2]...[,valeur_10]
où `nom' est un mot-clé unique utilisé pour identifier la partie du noyau à
laquelle les valeurs éventuelles sont associées. Les arguments multiples sont
présentés les uns après les autres, séparés par des virgules.
Notez que la limite de 10 valeurs est réelle, le code actuel n'en acceptant
pas plus. (Néanmoins, vous pouvez ré-utiliser le même mot-clé avec 10
paramètres supplémentaires dans certaines situations inhabituelles,
en espérant que la fonction d'initialisation les supportera).
La plupart du traitement a lieu dans
linux/init/main.c.
Tout d'abord le noyau vérifie si l'argument est l'un des mots-clés
root=, nfsroot=, nfsaddrs=, ro, rw , debug,
ou
init.
La signification de ces options est donnée plus bas.
Ensuite il parcourt une liste de fonctions d'initialisation (contenue dans la
table bootsetups) pour vérifier si la chaîne de l'argument spécifiée (par exemple `foo')
est associée avec une fonction d'initialisation (`foo_setup()') pour un périphérique
ou une partie du noyau. Si l'on transmet la ligne foo=3,4,5,6 alors le noyau cherchera
dans la table bootsetups si `foo' est enregistré. S'il l'est, le noyau appellera
la fonction associée à `foo' (foo_setup()) en lui passant les arguments 3, 4, 5 et 6
donnés sur la ligne de commande.
Tout ce qui est de la forme `foo=bar' et qui ne concerne pas une fonction
d'initialisation est interprété comme une variable d'environnement à fixer. Un
exemple (inutile ?) serait l'utilisation de `TERM=vt100' comme argument de démarrage.
Les arguments restants, qui n'ont pas été interceptés par le noyau, et qui ne sont
pas interprétés comme des variables d'environnement, seront passés au processus
numéro un, habituellement init. L'argument le plus courant dans ce cas
est `single' qui indique à init de démarrer en mode mono-utilisateur,
sans lancer les démons.
Regardez la page de manuel de la version d'init installé sur votre système pour
connaître les arguments qu'il accepte.
ARGUMENTS GÉNÉRAUX NON SPÉCIFIQUES À UN PÉRIPHÉRIQUE
`init=...'
Ceci fournit une commande initiale à faire exécuter par le noyau.
Si ce paramètre n'est pas fourni, ou est introuvable, le noyau
essaiera successivement :
/etc/init,
/bin/init,
/sbin/init,
/bin/sh
et paniquera si tout cela échoue.
`nfsaddrs=...'
Ceci permet de fournir une adresse de démarrage nfs. Cette adresse
est utilisée en cas de démarrage depuis un réseau.
`nfsroot=...'
Ceci indique le nom nfs de la racine. Si cette chaîne ne commence
ni par '/' ni par ',' ni par un chiffre, elle est alors préfixée
automatiquement par `/tftpboot/'.
Ceci est utilisé en cas de démarrage depuis un réseau.
`no387'
(Uniquement si la constante CONFIG_BUGi386 est définie.)
Certains coprocesseurs i387 ont des bogues qui apparaissent en mode protégé 32 bits.
par exemple, les premiers ULSI-387 bloquaient le système durant l'exécution des
opérations en virgule flottante.
Si l'argument `no387' est indiqué, Linux ignore le coprocesseur arithmétique même
s'il en détecte un. Bien sûr, le noyau doit être compilé avec l'option d'émulation
mathématique.
`no-hlt'
(Uniquement si la constante CONFIG_BUGi386 est définie.)
Certaines puces i486DX-100 anciennes ont un problème avec l'instruction `hlt', en
ceci qu'elle ne pouvaient pas reprendre fiablement le cours des opérations après
l'utilisation de `hlt'. L'option `no-hlt' indique à Linux d'utiliser une boucle
infinie quand il n'a rien à faire et de ne pas arrêter le CPU.
`root=...'
Cet argument indique au noyau quel périphérique doit être utilisé comme système
de fichiers racine pendant le démarrage. La configuration par défaut est déterminée
lors de la compilation du noyau, et est généralement égale à la racine du système
de fichiers utilise lors de la compilation.
Pour surcharger cette valeur, et sélectionner par exemple le second lecteur de
disquette, on utilisera `root=/dev/fd1'. (le périphérique racine peut également
être configuré en utilisant
rdev(8).)
Le périphérique racine peut être spécifié de manière symbolique ou numérique.
Une spécification symbolique a la forme /dev/XXYN, où XX désigne un type de
périphérique (`hd' pour un disque dur compatible ST-506, avec Y dans l'intervalle
`a'-`d'; `sd' pour un disque compatible SCSI, avec Y dans `a'-`e';
`ad' pour un disque Atari ACSI, avec Y dans `a'-`e',
`ez' pour un disque amovible EZ135 sur le port parallèle, avec Y=`a',
`xd' pour un disque compatible XT, Y étant `a' ou `b'; `fd' pour
un lecteur de disquette, Y étant le numéro - fd0 serait
DOS `A:', et fd1 `B:'), Y la lettre ou le numéro du
lecteur, et N le numéro (en décimal) de la partition (absent pour les disquettes).
Les noyaux récents autorisent de nombreux autres types de périphériques
principalement pour les CD-ROMs: nfs, ram, scd, mcd, cdu535, aztcd, cm206cd,
gscd, sbpcd, sonycd, bpcd.
(Le type nfs indique un boot sur réseau, et ram se rapporte à un disque
virtuel en mémoire).
Notez bien que cela n'a rien à voir avec la désignation des périphériques dans
le système de fichiers, le préfixe `/dev/' est purement conventionnel.
La spécification numérique, plus compliquée et moins portable, du périphérique
racine en utilisant les numéros majeur/mineur est également acceptée.
(par exemple /dev/sda3 a pour nombres majeur 8, mineur 3, et peut donc être
mentionné ainsi : `root=0x803'.)
`ro' et `rw'
L'option `ro' indique au noyau de monter le système de fichiers racine en lecture
seule (read-only), ainsi les programmes de vérification de la cohérence du
système de fichiers pourront travailler su un système au repos.
Aucun processus ne peut écrire sur le système de fichiers en question jusqu'à
ce qu'il soit remonté en lecture/écriture (Read/Write), avec un
`mount -w -n -o remount /'.
(Voir
mount(8).)
L'option `rw' indique au noyau de monter le système de fichiers racine en
lecture/écriture. C'est l'option par défaut.
Le choix entre lecture-seule et lecture/écriture peut aussi être fixé avec
rdev(8).
`reserve=...'
Cet argument permet de protéger une zone de ports d'entrées/sorties de l'auto-détection.
La forme de l'option est :
-
reserve=base_IO,longueur[,base_IO,longueur]...
Dans certaines machines il peut être nécessaire d'empêcher les drivers de rechercher
des périphériques dans des régions spécifiques. En effet, certains matériels peuvent
mal réagir à l'auto-détection, ou seraient mal reconnus.
L'option reserve indique une zone de ports d'entrées/sorties qu'il ne faut pas
examiner. Un driver de périphérique n'utilisera pas une région réservée, à moins
qu'une autre option le lui indique explicitement.
Par exemple, la ligne de commande
-
reserve=0x300,32 blah=0x300
empêche tous les drivers, sauf `blah' d'examiner 0x300-0x31F.
`mem=...'
L'appel BIOS, défini dans les spécifications du PC, qui indique la quantité de
mémoire installée n'est prévu que pour la détection de 64 Mo au plus.
Linux utilise cet appel BIOS pendant le démarrage pour obtenir la quantité de
mémoire installée. SI vous avez plus de 64 Mo, vous devez utiliser cet argument
de démarrage pour indiquer au noyau la valeur exacte.
Cette valeur est fournie en décimal ou en hexadécimal (préfixe 0x), et
les suffixes `k' (kilo-octets) ou `M' (méga-octets) peuvent être
utilisés.
Voici un extrait d'une note de Linus sur l'utilisation du paramètre `mem=' :
``Le noyau acceptera n'importe quelle valeur fournie pour le paramètre `mem=xx'
et s'il s'avère que vous lui avez menti, il va se planter horriblement tôt ou tard.
Ce paramètre indique la plus haute adresse mémoire accessible, ainsi
`mem=0x1000000' signifie que vous avez 16 Mo de RAM par exemple. Pour une machine
avec 96 Mo cela deviendrait `mem=0x6000000'.
NOTE NOTE NOTE : certaines machines peuvent utiliser le sommet de la mémoire pour
cacher le BIOS ou n'importe quoi d'autre, aussi vous ne pourrez pas adresser les
96 Mo en entier. L'inverse est aussi vrai, certaines cartes mères vont projeter
la mémoire physique recouverte par le BIOS juste au-dessus de la mémoire
accessible, auquel cas vous auriez accès à 96 Mo + 384 ko par exemple.
Si vous faites croire a Linux qu'il dispose de plus de mémoire que ce qu'il
a en réalité, des sales trucs vont se produire : peut-être pas tout de suite,
mais plus tard à coup sûr.''
`panic=N'
Par défaut, le noyau ne redémarrera pas automatiquement après un
cas de panique, mais cette option permet d'indiquer un délai (en seconde)
entre la panique, et le redémarrage automatique.
Ce délai peut également être configuré avec "echo N > /proc/sys/kernel/panic".
`reboot=[warm|cold][,[bios|hard]]'
(Uniquement si la constante CONFIG_BUGi386 est définie.)
Depuis le noyau 2.0.22, reboot(2) effectue par défaut un redémarrage à froid.
Certains ont demandé la restauration de l'ancienne valeur par défaut
`reboot=warm'. Un redémarrage à froid peut être nécessaire pour réinitialiser
certains périphériques, mais risque de détruire des données présentes dans
le cache disque. Un redémarrage à chaud peut être plus rapide.
Par défaut, le redémarrage est effectué matériellement (hard) en demandant
au contrôleur de clavier de baisser le niveau de la ligne reset. Il existe
toutefois des cartes mères où cela ne fonctionne pas, l'option `reboot=bios'
permet alors de redémarrer de manière logicielle, en appelant le BIOS.
`nosmp' et `maxcpus=N'
(Seulement si la constante __SMP__ est définie.)
L'option `nosmp' ou `maxcpus=0' empêche totalement l'activation du mode SMP.
Une option `maxcpus=N' limite le nombre maximum de CPU activés en mode SMP.
ARGUMENTS DE DÉMARRAGE POUR LES DÉVELOPPEURS DU NOYAU
`debug'
Les messages du noyau sont manipulés par le démon de journalisation klogd,
ainsi ils peuvent être stockés sur disque. Les messages disposant d'une
priorité supérieure à la valeur
console_loglevel
sont aussi affichés sur la console (Voir < linux/kernel.h>.). Par défaut,
cette variable est positionnée pour journaliser tout ce qui est plus
important que les messages de débogage. Cet argument de démarrage indiquera
au noyau d'afficher également les messages de la priorité DEBUG.
Le niveau de la console peut aussi être modifié pendant l'exécution, avec une
option de klogd. Voir
klogd(8).
`profile=N'
Il est possible d'activer les fonctions de suivi du noyau si l'on
désire s'assurer de l'emplacement où le noyau consomme ses cycles CPU.
Le suivi est activé en remplissant la variable
prof_shift
avec une valeur non-nulle.
Ceci peut être effectué soit en définissant la constante CONFIG_PROFILE durant
la compilation, soit en indiquant l'option `profile=' au démarrage.
La valeur reçue par la variable
prof_shift
sera N s'il est fourni, ou CONFIG_PROFILE_SHIFT si cette variable existe
ou 2 par défaut. La signification de la variable correspond à la
finesse du suivi. A chaque top d'horloge, si le système exécute
du code du noyau, un compteur est incrémenté :
-
profile[adresse >> prof_shift]++;
Les informations brutes concernant le suivi peuvent être lues dans
/proc/profile.
Vous préférerez probablement utiliser un outil comme readprofile.c
pour les examiner.
L'écriture dans
/proc/profile
effacera les compteurs.
`swap=N1,N2,N3,N4,N5,N6,N7,N8'
Ceci permet de configurer les huit paramètres max_page_age, page_advance,
page_decline, page_initial_age, age_cluster_fract, age_cluster_min,
pageout_weight, bufferout_weight qui contrôlent l'algorithme de swap
du noyau. A n'utiliser que par les développeurs du noyau.
`buff=N1,N2,N3,N4,N5,N6'
Ceci permet de configurer les six paramètres max_buff_age, buff_advance,
buff_decline, buff_initial_age, bufferout_weight, buffermem_grace
qui contrôlent la gestion des buffers
du noyau. A n'utiliser que par les développeurs du noyau.
ARGUMENTS DE DÉMARRAGE POUR DISQUES VIRTUELS
(Uniquement si le noyau a été compilé avec l'option CONFIG_BLK_DEV_RAM.)
Il est généralement déconseillé d'utiliser un disque virtuel
sous Linux. Le système gérera mieux la mémoire disponible tout seul.
Néanmoins, pendant le démarrage, ou durant la création de disquettes
de démarrage, il peut être utile de charger le contenu d'une disquette
sur un disque virtuel.
Il peut également arriver sur certain systèmes que des modules particuliers
concernant les systèmes de fichiers ou le matériel aient besoin d'être chargés
avant l'accès au disque principal.
Avec Linux 1.3.48, la gestion des disques virtuels a été profondément modifiée.
Auparavant la mémoire était allouée de manière statique, avec un paramètre
`ramdisk=N' qui indiquait la taille.
(On pouvait également configurer la taille du disque directement dans l'image
du noyau à la compilation, ou avec
rdev(8).)
Actuellement, les disques virtuels utilisent les buffers caches, et grossissent
dynamiquement.
Pour obtenir plus d'information (par exemple comment utiliser
rdev(8)
avec les nouveaux disques virtuels), consultez le fichier
/usr/src/linux/Documentation/ramdisk.txt.
Il y a quatre paramètres, deux booléens et deux entiers.
`load_ramdisk=N'
Si N=1, un disque virtuel est chargé en mémoire, si N=0 pas
de chargement (comportement par défaut).
`prompt_ramdisk=N'
Si N=1, demander l'insertion d'une disquette (comportement par défaut)
Si N=0, ne rien demander (donc ce paramètre n'est jamais utilisé...)
`ramdisk_size=N' ou (obsolète) `ramdisk=N'
Fixer la taille maximale du disque virtuel à N ko. Par défaut la valeur
est de 4096 ko (4 Mo).
`ramdisk_start=N'
Indiquer le numéro de bloc de départ (l'emplacement sur la disquette où
démarre le contenu du disque virtuel). Ceci est utile dans le cas
où l'image du disque virtuel suit une image de noyau.
`noinitrd'
(Uniquement si le noyau a été compilé avec les options CONFIG_BLK_DEV_RAM
et CONFIG_BLK_DEV_INITRD.)
On peut actuellement compiler le noyau pour qu'il utilise initrd.
Quand cette possibilité est activée, le processus de démarrage charge
le noyau et un disque virtuel initial. Puis le noyau convertit initrd
en un disque virtuel "normal" qui est monté en lecture/écriture à la
racine. Ensuite /linuxrc est exécuté. A la suite de quoi le vrai
système de fichiers est monté à la racine, et le système initrd
est déplacé en /initrd. Finalement, la séquence de démarrage habituelle
(appel de /sbin/init) est exécutée.
Pour une description détaillée des possibilités de initrd, voyez le
fichier
/usr/src/linux/Documentation/initrd.txt.
L'option `noinitrd' indique au noyau que contrairement aux options avec
lesquelles il a été compilé, il ne doit pas effectuer les étapes sus-mentionnées,
mais au contraire laisser les données de initrd sous
/dev/initrd.
(Ce périphérique ne peut être utilisé qu'une seule fois, les données sont libérées
dès que le dernier processus les ayant utilisé a refermé
/dev/initrd.)
ARGUMENTS DE DÉMARRAGE POUR PÉRIPHÉRIQUES SCSI
Notations générales pour cette section
iobase
-- Le premier port d'entrée/sortie utilisé par l'hôte SCSI. Il est
indique en notation hexadécimale, habituellement dans l'intervalle
0x200 à 0x3ff.
irq
-- L'interruption matérielle pour laquelle la carte est configurée.
Les valeurs possibles dépendent de la carte en question, mais sont généralement
5, 7, 9, 10, 11, 12, et 15. Les autres valeurs sont plutôt utilisées par des
périphériques comme les disques IDE, les lecteurs de disquettes, les ports
série, etc...
scsi-id
-- L'identifiant utilisé par l'adaptateur pour se distinguer sur le bus SCSI.
Peu d'adaptateurs permettent de modifier cette valeur, qui est plutôt figée en
interne. La valeur classique est 7 mais les cartes Seagate et Future Domain
TMC-950 utilisent 6.
parity
-- Le fait que l'hôte SCSI attendent que le périphérique lui fournisse ou non
une valeur de parité pour toutes les informations. Un 1 valide le contrôle de
parité, un 0 le désactive. Encore une fois, tous les adaptateurs ne supportent
pas la modification de ce comportement comme argument de démarrage.
`max_scsi_luns=...'
Un périphérique SCSI peut contenir plusieurs `sous-périphériques' en lui-même.
L'exemple courant est celui des nouveaux lecteurs de CD-ROM qui gèrent
plusieurs disques en même temps. Chaque CD est adressé par un numéro d'unité
logique, `Logical Unit Number' (LUN).
Mais la plupart des périphériques SCSI, comme les disques durs, ou les lecteurs
de bande, n'ont qu'un seul sous-périphérique avec un LUN nul.
Certains périphériques SCSI mal conçus ne peuvent pas être testés sur plusieurs
LUN, aussi, si la constante CONFIG_SCSI_MULTI_LUN n'est pas définie, les noyaux
récents n'examineront que le LUN zéro.
Pour indiquer le nombre de LUN à examiner au démarrage, on indiquera
`max_scsi_luns=n' comme argument, n étant un nombre entre 1 et 8.
Pour éviter les ennuis décrits ci-dessus, on utilisera n=1 avec des
périphériques à problèmes.
Configuration des lecteurs de bande SCSI
Certaines configurations au démarrage des lecteurs de bandes SCSI peuvent être
effectuées ainsi :
-
st=buf_size[,write_threshold[,max_bufs]]
Les deux premiers nombres sont indiqués en ko. La valeur par défaut de
buf_size
est 32 ko, et la taille maximum exagérément grande est 16384 ko.
Le nombre
write_threshold
représente la valeur a partir de laquelle le buffer est effectivement écrit sur la
bande, par défaut 30 ko.
Le nombre maximum de buffers varie avec le nombre de lecteur détectés, et
vaut 2 par défaut.
Un exemple d'utilisation serait :
-
st=32,30,2
Des détails complets se trouvent dans le fichier README.st, du répertoire
scsi des sources du noyau.
Configuration Adaptec aha151x, aha152x, aic6260, aic6360, SB16-SCSI
Les numéros aha se réfèrent aux cartes, et les numéros aic à la véritable
puce SCSI placée sur ces cartes, y compris la Soundblaster-16 SCSI.
Le code de détection pour ces hôtes SCSI recherche un BIOS installé, et si
aucun n'est présent, la carte ne sera pas trouvée. Alors il vous faudra utiliser
un argument de la forme :
-
aha152x=iobase[,irq[,scsi-id[,reconnect[,parity]]]]
Si le driver a été compilé avec les options de débogage, une sixième valeur
peut spécifier le niveau de débogage.
Tous les paramètres sont identiques à ceux décrits au début de cette section
et la valeur
reconnect
permettra au périphérique de se déconnecter/reconnecter si elle est non nulle.
Un exemple d'utilisation serait :
-
aha152x=0x340,11,7,1
Notez que tous les paramètres doivent être indiqués dans l'ordre, ce qui signifie
que pour spécifier une parité, il faut également spécifier les valeurs de
iobase, irq, scsi-id et reconnect.
Configuration Adaptec aha154x
Les cartes aha1542 disposent d'un contrôleur de disquettes i82077, mais pas les
cartes aha1540. Ce sont des cartes maîtresses sur le bus, et ont un paramètre
indiquant leur ``courtoisie'' dans le partage du bus avec d'autres périphériques.
Les arguments de démarrage ressemblent à
-
aha1542=iobase[,buson,busoff[,dmaspeed]]
Les valeurs acceptables de iobase sont habituellement 0x130, 0x134, 0x230, 0x234, 0x330, ou 0x334. Des cartes clones peuvent proposer d'autres valeurs.
Les valeurs
buson, et busoff
se réfèrent au nombre de micro-secondes pendant lesquelles la carte maîtrise le bus
ISA. Les valeurs par défaut sont 11 micro-secondes on, et 4 micro-secondes off,
ainsi d'autres cartes (comme les cartes ethernet ISA LANCE) ont la possibilité
d'accéder au bus ISA.
La valeur
dmaspeed
se rapporte au débit (en Mo/sec) utilisé pour les transferts DMA (Direct Memory
Access). La valeur par défaut est 5 Mo/sec. Des cartes récentes vous permettent
de choisir cette valeur dans une configuration logicielle, les anciennes en
positionnant des cavaliers. On peut utiliser des valeurs jusqu'à 10 Mo/sec, à
condition que la carte mère soit capable de les gérer. Il faut expérimenter
prudemment pour les valeurs dépassant 5 Mo/sec.
Configuration Adaptec aha274x, aha284x, aic7xxx
Ces cartes peuvent accepter un argument de la forme :
-
aic7xxx=extended,no_reset
La valeur
extended,
si elle est non nulle, indique que la traduction étendue est validée
pour les gros disques. La valeur
no_reset,
si elle est non nulle, indique que le driver ne doit pas réinitialiser le bus
SCSI lors du démarrage de l'hôte.
Configuration des hôtes SCSI AdvanSys (`advansys=')
Le pilote AdvanSys accepte jusqu'à quatre adresses d'entrée/sortie qui
seront examinées pour détecter une carte SCSI AdvanSys. Notez que ces
valeurs, si elles sont utilisées ne modifient en rien la détection des
périphériques EISA ou PCI. Elles ne concernent que les cartes ISA ou
VLB. De plus si le pilote a été compilé avec les options de débogage,
on peut configurer le niveau de débogage avec le paramètre
0xdeb[0-f]. Le niveau des messages de débogage est configuré
avec la valeur 0-f permettant ainsi d'accéder à 16 niveaux de messages.
AM53C974
-
AM53C974=host-scsi-id,target-scsi-id,max-rate,max-offset
Configuration des hôtes SCSI BusLogic (`buslogic=')
-
BusLogic=N1,N2,N3,N4,N5,S1,S2,...
Pour une description détaillée des paramètres de ligne de commande
concernant les périphériques BusLogic, consultez le fichier
/usr/src/linux/drivers/scsi/BusLogic.c
(lignes 3149-3270 dans la version de noyau dont je dispose). Le texte
ci-dessous en est un extrait très abrégé.
Les paramètres N1-N5 sont des entiers, les paramètres S1,... des chaînes
de caractères. N1 correspond à l'adresse d'E/S ou l'adaptateur (Host Adapter)
est situé. N2 est la taille de la file d'attente (Tagged Queue Depth)
pour les périphériques qui supportent le `Tagged Queuing'.
N3 est le temps de démarrage du bus (Bus Settle Time) en secondes. Il
s'agit de la durée d'attente entre un reset matériel d'un adaptateur
hôte qui déclenche un reset du bus SCSI, et toute autre commande
SCSI.
N4 sont des options locales (pour un adaptateur hôte).
N5 sont des options globales (pour tous les adaptateurs hôtes).
Les chaînes d'options sont utilisées pour obtenir un contrôle sur
le `Tagged Queuing'
(TQ:Default, TQ:Enable, TQ:Disable, TQ:<Per-Target-Spec>), sur
l' Error Recovery (ER:Default, ER:HardReset, ER:BusDeviceReset,
ER:None, ER:<Per-Target-Spec>), et sur la détection de l'adaptateur
hôte (NoProbe, NoProbeISA, NoSortPCI).
Configuration EATA/DMA
La liste par défaut des ports d'entrée/sortie à examiner peut être
modifiée avec
-
eata=iobase,iobase,....
Configuration Future Domain TMC-16x0
-
fdomain=iobase,irq[,adapter_id]
Configuraton Great Valley Products (GVP)
-
gvp11=dma_transfer_bitmask
Configuration Future Domain TMC-8xx, TMC-950
-
tmc8xx=mem_base,irq
La valeur
mem_base
étant l'adresse utilisée par la carte pour projeter ses ports d'entrée/sortie en
mémoire. C'est généralement l'une des valeurs suivantes :
0xC8000, 0xCA000, 0xCC000, 0xCE000, 0xDC000, ou 0xDE000.
Configuration IN2000
-
in2000=S
où S est une chaîne d'éléments mots-clés[:valeur], séparés par
des virgules. Les mots-clés reconnus sont (certains nécessitent
des valeurs) :
ioport:addr, noreset, nosync:x, period:ns, disconnect:x,
debug:x, proc:x. Pour des détails sur ces paramètres, voir
/usr/src/linux/drivers/scsi/in2000.c.
Configuration NCR5380 et NCR53C400
L'argument de démarrage est de la forme
-
ncr5380=iobase,irq,dma
ou
-
ncr53c400=iobase,irq
Si la carte n'utilise pas les interruptions, une valeur d'IRQ de 255 (0xff)
permettra de les désactiver. Une valeur IRQ de 254 réclame une autodétection.
On trouvera plus de détails dans le fichier
/usr/src/linux/drivers/scsi/README.g_NCR5380.
Configuration NCR53C8xx
-
ncr53c8xx=S
où S est une chaîne d'éléments mots-clés:valeur, séparés par
des virgules. Les mots-clés reconnus sont :
mpar (master_parity), spar (scsi_parity),
disc (disconnection), specf (special_features), ultra (ultra_scsi),
fsn (force_sync_nego), tags (default_tags), sync (default_sync),
verb (verbose), debug (debug), burst (burst_max).
Pour des détails sur les valeurs correspondantes, voir
/usr/src/linux/drivers/scsi/ncr53c8xx.c.
Configuration NCR53c406a
-
ncr53c406a=iobase[,irq[,fastpio]]
Utiliser irq = 0 pour un fonctionnement sans interruption.
Fixer fastpio à 1 pour un mode pio rapide, et à 0 pour un mode lent.
Configuraton Pro Audio Spectrum
La PAS16 utilise une puce SCSI NC5380, et les modèles récents permettent une
configuration de la carte sans avoir recours aux cavaliers. L'argument de
démarrage est de la forme :
-
pas16=iobase,irq
La seule nouveauté est que l'on peut indiquer la valeur 255 pour l'IRQ, ce qui
configure le driver pour un fonctionnement sans interruptions, au prix d'une
dégradation des performances. La valeur usuelle pour iobase est 0x388.
Configuration Seagate ST-0x
Si votre carte n'est pas détectée au boot, vous devrez utiliser un argument de
démarrage de la forme :
-
st0x=mem_base,irq
La valeur
mem_base
étant l'adresse utilisée par la carte pour projeter ses ports d'entrée/sortie en
mémoire. C'est généralement l'une des valeurs suivantes : 0xC8000, 0xCA000,
0xCC000, 0xCE000, 0xDC000, ou 0xDE000.
Configuration Trantor T128
Ces cartes, basées également sur une puce NCR5380, acceptent les options suivantes :
-
t128=mem_base,irq
Les valeurs acceptables de
mem_base
sont : 0xCC000, 0xC8000, 0xDC000, 0xD8000.
Configuration UltraStor 14F/34F
La liste par défaut des ports d'entrée/sortie à examiner peut être
modifiée avec
-
eata=iobase,iobase,....
Configuration WD7000
Configuration du contrôleur SCSI Commodore Amiga A2091/590
-
wd33c93=S
où S est une chaîne d'options séparées par des virgules. Les options
reconnues sont :
nosync:bitmask, nodma:x, period:ns, disconnect:x, debug:x,
clock:x, next. Pour plus de détails, voir
/usr/src/linux/drivers/scsi/wd33c93.c.
DISQUES DURS
paramètres des disques IDE et des lecteurs CD-ROM
Le driver IDE accepte plusieurs paramètres, principalement pour indiquer la
géométrie du disque avec des contrôleurs obsolètes.
Les spécifications du disque sont indiquées en utilisant `hdX='
avec X dans l'intervalle `a'-`h'.
Les options communes à plusieurs disques sont indiquées avec le préfixe `hd='.
Notez que l'utilisation d'un préfixe spécifique à un disque avec une option
non spécifique marchera également comme prévu.
Notez encore que `hd=' peut être utilisé pour faire référence au disque suivant,
non spécifié, dans la séquence (a, ..., h).
Les options `hd=' sont présentées brièvement ci-dessous, regardez le fichier
README.ide dans linux/drivers/block pour plus de détails.
Les options `hd=cyls,heads,sects[,wpcom[,irq]]'
Ces options sont utilisées pour indiquer la géométrie physique du disque.
Seules les trois premières valeurs sont nécessaires. Les nombres de
cylindres/têtes/secteurs seront ceux utilisés par fdisk.
La valeur de compensation en écriture (write precompensation wpcom) est ignorée
pour les disques IDE. L'IRQ indiquée sera utilisée avec le contrôleur du disque
dur, et n'est donc pas réellement spécifique au disque.
L'option `hd=serialize'
L'interface double IDE CMD-640 est mal conçue, en ceci que lorsqu'un disque sur
la seconde interface est utilisé simultanément au disque sur la première interface,
les données seront corrompues. Utiliser cette option indique au driver de s'assurer
que les deux disques ne sont jamais utilisés en même temps.
L'option `hd=dtc2278'
Cette option indique au driver que vous avez une interface IDE DTC-2278D.
Le driver essaiera alors d'utiliser des opérations spécifiques DTC, afin de valider
la seconde interface, et d'obtenir des transferts rapides.
L'option `hd=noprobe'
Ne pas examiner ce disque. Par exemple
-
hdb=noprobe hdb=1166,7,17
va désactiver la recherche, mais indique quand même les paramètres géométriques du
disque, ainsi il sera reconnu comme périphérique bloc valide, et pourra donc être
utilisé.
L'option `hd=nowerr'
Certains disques ont apparemment le bit WRERR_STAT positionné en permanence. Ceci
autorise le driver à ignorer ce bit.
L'option `hd=cdrom'
Ceci indique au driver IDE qu'il y a un lecteur de CD-ROM compatible ATAPI
attaché à la place d'un disque dur normal. Dans la plupart des cas, le CD-ROM
est identifié automatiquement, mais à défaut cette option peut vous aider.
Options du driver Standard ST-506 (`hd=')
Le driver Standard peut accepter des arguments concernant la géométrie des
disques similaires à ceux du driver IDE. Notez cependant qu'il n'attendra
que 3 valeurs (cylindres/têtes/secteurs) et tout ce qui suivra sera ignoré
silencieusement.
De plus il n'accepte que l'option `hd=' en argument, `hda=' et autres ne seront
pas valides. Le format est le suivant :
-
hd=cylindres,têtes,secteurs
Si deux disques sont installés, on répète une seconde fois l'argument, avec les
paramètres du deuxième disque.
Options du driver XT(`xd=')
Si vous avez la malchance d'utiliser encore ces vieilles cartes 8 bits qui
transfèrent les données avec une vitesse phénoménale de 125 ko/s voici des
informations qui vous concernent.
Si la carte n'est pas reconnue, il faut utiliser un argument de boot de la forme :
-
xd=type,irq,iobase,dma_chan
La valeur type indique le fabricant de la carte, pour ignorer l'autodétection.
Pour une liste des types, consultez le fichiers
drivers/block/xd.c
des sources du noyau. Ce type est un indice dans la table
xd_sigs
qui évolue suivant les versions du noyau. Aujourd'hui (Linux 2.5.0) les types
sont
0=générique ; 1=DTC 5150cx ; 2,3=DTC 5150x ; 4,5=Western Digital ; 6,7,8=Seagate ; 9=Omti ;10=XEBEC. Lorsque plusieurs types correspondent au même
fabricant, ils sont équivalents.
La fonction xd_setup() ne vérifie pas les valeurs, et suppose que vous avez bien
saisi les quatre. Ne la décevez pas ! Voici un exemple d'utilisation pour un
contrôleur WD1002 avec un BIOS désactivé en utilisant le paramètre de contrôleur
XT `default' :
-
xd=2,5,0x320,3
Disques amovibles Syquest's EZ*
-
ez=iobase[,irq[,rep[,nybble]]]
Périphériques bus IBM MCA
Voir également
/usr/src/linux/Documentation/mca.txt.
Disques durs ESDI PS/2
Il est possible d'indiquer la géométrie désirée durant le
démarrage :
-
ed=cyls,tetes,secteurs.
Pour un ThinkPad-720, ajoutez l'option
-
tp720=1.
Configuration de sous-systèmes SCSI IBM Microchannel
-
ibmmcascsi=N
où N est le pun (ID SCSI) du sous-système.
CD-ROMs (Non-SCSI/ATAPI/IDE)
L'Interface Aztech
La syntaxe pour ce type de carte est :
-
aztcd=iobase[,magic_number]
Si l'on fournit un numéro magique valant 0x79 alors le driver démarrera quelque
soit la version du matériel, même inconnue. Toutes les autres valeurs sont
ignorées.
Lecteurs de CD-ROM sur port parallèle
Syntaxe :
-
pcd.driveN=prt,pro,uni,mod,slv,dly
pcd.nice=nice
où 'port' est l'adresse de base, 'pro' est le numéro de protocole, 'uni' est
le sélecteur d'unité (pour les chaînes de périphériques), 'mod' est le mode
(ou -1 pour laisser le noyau choisir le meilleur automatiquement), 'slv' est
1 si il s'agit d'un esclave, et 'dly' est un petit entier pour ralentir les
accès au port. Le paramètre 'nice' demande l'utilisation par le pilote
des temps d'inactivité du CPU, au détriment de la vitesse.
l'Interface Sony CDU-31A and CDU-33A
Cette interface CD-ROM est présente sur certaines cartes sonores Pro Audio
Spectrum et sur d'autres cartes fournies par Sony. La syntaxe est la suivante :
-
cdu31a=iobase,[irq[,is_pas_card]]
Fournir une valeur d'IRQ nulle indique au driver que les interruptions matérielles
ne sont pas supportées (comme sur certaines cartes PAS). Si votre carte supporte
les interruptions, vous devez les utiliser car cela réduit grandement l'utilisation
du CPU par le driver.
La valeur de
is_pas_card
doit être `PAS' si l'on utilise une carte Pro Audio Spectrum, et rien sinon.
L'interface Sony CDU-535
La syntaxe de cette interface CD-ROM est la suivante :
-
sonycd535=iobase[,irq]
Un zéro peut être utilisé comme iobase en tant que valeur fictive si l'on veut
seulement indiquer la valeur d'IRQ.
L'Interface GoldStar
La syntaxe pour cette interface est :
-
gscd=iobase
L'interface ISP16
Syntaxe :
-
isp16=[iobase[,irq[,dma[,type]]]]
(trois entiers et une chaîne). Si le type indique est `noisp16',
l'interface ne sera pas configurée. Sinon les autres types
possibles sont :
`Sanyo", `Sony', `Panasonic' et `Mitsumi'.
L'Interface Mitsumi Standard
La syntaxe pour cette interface CD-ROM est :
-
mcd=iobase,[irq[,wait_value]]
La valeur
wait_value
est utilisée comme délai interne pour les personnes qui ont des problèmes avec
leur lecteur, et est implémenté ou non en fonction d'une directive #define à la
compilation.
Le Mitsumi FX400 est un lecteur CD-ROM IDE/ATAPI et n'utilise pas le driver mcd.
L'Interface Mitsumi XA/MultiSession
Il s'agit du même matériel que le précédent, mais le pilote de périphérique
a des possibilités étendues.
Syntaxe:
-
mcdx=iobase[,irq]
L'Interface Optics Storage
La syntaxe pour ce type de carte est :
-
optcd=iobase
L'Interface Phillips CM206
La syntaxe pour ce type de carte est :
-
cm206=[iobase][,irq]
Le driver suppose que les nombres entre 3 et 11 sont des valeurs d'IRQ, et
ceux entre 0x300 et 0x370 des ports d'entrées/sorties. Ainsi on peut
spécifier une seule valeur ou les deux, dans un ordre quelconque. Il accepte
également `cm206=auto' pour valider l'autodétection.
L'Interface Sanyo
La syntaxe pour ce type de carte est :
-
sjcd=iobase[,irq[,dma_channel]]
L'Interface SoundBlaster Pro
La syntaxe pour ce type de carte est :
-
sbpcd=iobase,type
où type est l'une des chaînes suivantes (respecter majuscules/minuscules) :
`SoundBlaster', `LaserMate', ou `SPEA'. La valeur pour iobase est celle de
l'interface CD-ROM, et non pas celle de la partie son de la carte.
PÉRIPHÉRIQUES ETHERNET
Chaque périphérique utilise des paramètres spécifiques, mais ils partagent tous
au moins une valeur d'IRQ, une base d'entrée/Sortie et un nom. Dans sa forme la
plus générique la ligne d'argument est la suivante :
-
ether=irq,iobase[,parm_1[,...parm_8]],nom
le premier argument non-numérique est considéré comme le nom. La valeur de
parm_n (si elle existe) a une signification différente pour chacun des drivers.
Habituellement les valeurs parm_n sont utilisées pour indiquer des options comme
l'adresse d'une mémoire partagée, la sélection d'interface, le canal DMA, etc.
L'utilisation la plus courante de ce paramètre est de forcer la détection d'une
seconde carte ethernet, car l'attitude par défaut consiste a n'en détecter qu'une
seule. Ceci peut être effectué simplement avec :
-
ether=0,0,eth1
Notez que les valeurs nulles pour irq et iobase dans l'exemple précédent indiquent
au driver d'effectuer l'auto-détection.
Le Ethernet-HowTo contient une documentation très complète sur l'utilisation de
plusieurs cartes, et sur les valeurs des param_n spécifiques aux cartes ou drivers.
Les lecteurs intéressés se référeront à la section traitant de leur carte dans ce
document.
LES LECTEURS DE DISQUETTES
Il existe de nombreuses options pour le driver de lecteurs de disquettes, et elles
sont listées dans le fichier README.fd du répertoire linux/drivers/block.
Les informations suivantes sont extraites de ce fichier.
floppy=mask,allowed_drive_mask
Utiliser la valeur mask comme masque binaire des lecteurs valides. Par défaut,
seules les unités 0 et 1 de chaque contrôleurs de disquettes sont valides, car
certains périphériques non-standard (cartes mères ASUS PCI) bloquent
le clavier quand on accède aux unités 2 ou 3. Cette option est quelque peu obsolète
avec la configuration cmos.
floppy=all_drives
Valide tous les lecteurs. Utilisez ceci si vous disposez de plus de deux lecteurs
connectés sur un même contrôleur.
floppy=asus_pci
Ne valide que les unités 0 et 1 (option par défaut).
floppy=daring
indique au driver que le contrôleur a un comportement correct. Ceci permet
des opérations plus efficaces et plus rapides, mais peut échouer avec certains
contrôleurs.
floppy=0,daring
indique au driver que le contrôleur doit être utilisé avec méfiance.
floppy=one_fdc
indique au driver que vous n'avez qu'un seul contrôleur (attitude par défaut).
floppy=two_fdc or floppy=adresse,two_fdc
indique au driver que vous disposez de deux contrôleurs. Le second est supposé se
trouver à l'adresse indiquée. Si l'adresse est absente, on suppose qu'elle vaut
0x370.
floppy=thinkpad
indique au driver que vous avez un Thinkpad. Les Thinkpads utilisent une convention
inversée pour le changement de disques.
floppy=0,thinkpad
indique au driver que vous n'avez pas de Thinkpad.
floppy=drive,type,cmos
fixe le type cmos du lecteur, et valide le lecteur. Ceci est utile si
vous avez plus de deux lecteurs de disquettes (seulement deux sont indiqués dans
la configuration cmos), ou si votre BIOS utilise un type de mémoire cmos
non-standard. Indiquer CMOS à 0 pour les deux premiers disques (défaut), fera
lire la mémoire cmos par le driver pour ces deux disques.
floppy=unexpected_interrupts
Afficher un message d'avertissement si une interruption inattendue est reçue
(comportement par défaut).
floppy=no_unexpected_interrupts or floppy=L40SX
Ne pas afficher de message d'avertissement si une interruption inattendue est
reçue. Ceci est nécessaire sur les ordinateurs portables IBM L40SX dans certains modes vidéos.
(Il semble y avoir une interaction entre la vidéo et les disquettes. Les
interruptions inattendues n'affectent que les performances et peuvent être
ignorées en toute sécurité).
LE CONTRÔLEUR SON
Le driver sonore ne peut accepter que des arguments pour surcharger les valeurs
définies à la compilation. Ceci n'est pas recommandé car il est assez complexe.
Les options sont décrites dans le fichier Readme.Linux du répertoire
linux/drivers/sound. Il accepte des arguments de boot de la forme :
-
sound=device1[,device2[,device3...[,device10]]]
où chaque valeur de deviceN utilise le format 0xTaaaId, avec :
T - Type de périphérique : 1=FM, 2=SB, 3=PAS, 4=GUS, 5=MPU401, 6=SB16,
7=SB16-MPU401
aaa - Adresse d'entrée/sortie en hexadécimal
I - Interruption en hexadécimal (10=A, 11=B, ...)
d - Canal DMA
Comme vous le voyez c'est assez compliqué, et il vaut mieux compiler un noyau avec
ses propres valeurs. L'utilisation de l'argument de démarrage `sound=0' désactivera
totalement le driver sonore.
DRIVERS ISDN
Le driver ISDN ICN
Syntaxe :
-
icn=iobase,membase,icn_id1,icn_id2
où icn_id1,icn_id2 sont deux chaînes permettant d'identifier
la carte dans les messages du noyau.
Le driver ISDN PCBIT
Syntaxe :
-
pcbit=membase1,irq1[,membase2,irq2]
où membaseN est l'adresse de départ de la mémoire partagée de la Nième
carte, et irqN est la configuration d'interruption de la Nième carte.
Par défaut IRQ vaut 5 et membase 0xD0000.
Le driver ISDN Teles
Syntaxe :
-
teles=iobase,irq,membase,protocol,teles_id
où iobase est l'adresse du port d'entrée/sortie de la carte, membase est
l'adresse de départ de la mémoire partagée, irq le canal d'interruption
utilisé par la carte, et teles_id un identificateur ASCII unique.
DRIVERS DE PORT SÉRIE
Le driver RISCom/8 Multiport Serial(`riscom8=')
Syntaxe :
-
riscom=iobase1[,iobase2[,iobase3[,iobase4]]]
Plus de détails sont disponibles dans
/usr/src/linux/Documentation/riscom8.txt.
Le driver DigiBoard (`digi=')
Si l'on utilise cette option, elle doit avoir exactement six paramètres.
Syntaxe :
-
digi=status,type,altpin,numports,iobase,membase
Les paramètres peuvent être fournis sous forme d'entiers ou
de chaînes. Si l'on utilise des chaînes, iobase et membase
doivent être indiqués en hexadécimal.
Les argument entiers sont, dans l'ordre :
status ( Enable(1) activer ou Disable(0) désactiver la carte),
type (PC/Xi(0), PC/ Xe(1), PC/ Xeve(2), PC/ Xem(3)),
altpin ( Enable(1) activer ou Disable(0) désactiver la seconde configuration des broches),
numports (nombre de ports sur la carte),
iobase (Port d'entrée/sortie de la carte (en hexa)),
membase (Adresse de base de la fenêtre mémoire (en hexa)).
Ainsi, les deux chaînes d'arguments suivantes sont équivalentes :
-
digi=E,PC/Xi,D,16,200,D0000
digi=1,0,0,16,0x200,851968
Plus de détails sont disponibles dans
/usr/src/linux/Documentation/digiboard.txt.
Le driver Baycom Serial/Parallel Radio Modem
Syntaxe :
-
baycom=iobase,irq,modem
Il y a exactement 3 paramètres. Si vous avez plusieurs cartes,
utilisez plusieurs commandes `baycom='.
Le paramètre modem est une chaîne prenant l'une des valeurs suivantes
ser12, ser12*, par96, par96*. Ici * indique la gestion logicielle
du DCD doit être activée, et ser12/par96 correspond au type de modem
supporté.
Pour plus de détails, consultez
/usr/src/linux/drivers/net/README.baycom.
Le driver Soundcard radio modem
Syntaxe :
-
soundmodem=iobase,irq,dma[,dma2[,serio[,pario]]],0,mode
Tous les paramètres sont des entiers, sauf les deux derniers.
La valeur 0 est nécessaire pour éviter un bogue dans le code de démarrage.
Le paramètre `mode' est une chaîne avec la syntaxe hw:modem,
où hw correspond à sbc, wss, ou wssfdx et modem correspond à
afsk1200, ou fsk9600.
PILOTE D'IMPRIMANTE
`lp='
Syntaxe :
-
lp=0
lp=auto
lp=reset
lp=port[,port...]
On peut indiquer au pilote
d'imprimante les ports à utiliser et ceux à ne pas utiliser. Ceci permet
d'éviter que le pilote n'examine tous les ports, afin que d'autres
pilotes (PLIP, PPA) les utilisent.
Le format de l'argument, est une suite de paires (adresse entrée/sortie,
irq). Par exemple lp=none,parport0 utilisera le premier port parallèle pour
lp1, et désactivera lp0.
Pour désactiver complètement le pilote
d'imprimante, utilisez lp=0.
Driver WDT500/501
DRIVERS SOURIS
`bmouse=irq'
Le driver busmouse n'accepte qu'un seul paramètre, la valeur d'IRQ matérielle
à utiliser.
`msmouse=irq'
Ceci est exactement la même chose pour le driver msmouse.
souris ATARI
atamouse=threshold[,y-threshold]
-
Si un seul argument est fourni, il sera utilisé à la fois pour les seuils
x-threshold et y-threshold. Sinon, le premier argument est x-threshold et
le second y-threshold. Ces valeurs doivent être dans l'intervalle 1 à
20 inclus. La valeur par défaut est 2.
PÉRIPHÉRIQUES VIDÉO
`no-scroll'
Cette option indique au pilote de console de ne pas utiliser de
défilement matériel (quand le défilement est géré en déplaçant
l'adresse de l'écran dans la mémoire vidéo sans déplacer les
données). Ceci est nécessaire pour certaines machines Braille.
AUTEURS
Linus Torvalds (et de nombreux autres)
VOIR AUSSI
klogd(8),
lilo.conf(5),
lilo(8),
mount(8),
rdev(8)
Cette page de manuel a été conçue à partir du Boot-Parameter-HOWTO version 1.0.1
écrit par Paul Gortmaker. Des compléments d'information seront donc trouvés dans
ce document (ou une version plus récente).
Une source d'information à jour est :
/usr/src/linux/Documentation/kernel-parameters.txt.
TRADUCTION
Christophe Blaess, 1996-2003.
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