1. NOM

system - Exécuter une commande shell

2. SYNOPSIS

 
Sélectionnez
#include <stdlib.h>
int system(const char *command);

3. DESCRIPTION

La fonction system() exécute la commande indiquée dans command en appelant /bin/sh -c command, et revient après l'exécution complète de la commande. Durant cette exécution, le signal SIGCHLD est bloqué, et les signaux SIGINT et SIGQUIT sont ignorés.

4. VALEUR RENVOYÉE

La valeur renvoyée est -1 en cas d'erreur (par exemple échec de fork(2)) ou le code de retour de la commande en cas de succès. Ce dernier code est dans le format indiqué dans wait(2). Ainsi, le retour de la commande sera WEXITSTATUS(status). Dans le cas où /bin/sh ne peut pas être exécuté, le code de retour sera identique à celui d'une commande effectuant un exit(127).

Si la valeur de command est NULL, system() renvoie une valeur non nulle si le shell est accessible, et zéro sinon.

system() n'affecte pas l'état d'attente des autres processus fils.

5. CONFORMITÉ

C89, C99, POSIX.1-2001.

6. NOTES

Si la macro de test de fonctionnalité _XOPEN_SOURCE est définie (avant d'inclure tout fichier d'en(hytête), les macros décrites dans wait(2) (WEXITSTATUS(), etc.) sont disponibles en incluant <stdlib.h>.

Comme mentionné plus haut, system() ignore SIGINT et SIGQUIT. Un programme qui l'appelle en boucle risque de ne pas pouvoir être interrompu, à moins qu'il ne vérifie le code de retour du fils, par exemple

 
Sélectionnez
    while (qqchose) {
        int ret = system("foo");
        if (WIFSIGNALED(ret) &&
            (WTERMSIG(ret) == SIGINT || WTERMSIG(ret) == SIGQUIT))
                break;
    }

N'utilisez jamais system() dans un programme avec les privilèges Set-UID ou Set-GID. Des variables d'environnement avec des valeurs étranges peuvent être utilisées pour corrompre l'intégrité du système. Utilisez les fonctions de la famille exec(3) à la place, mais pas execlp(3) ni execvp(3). system() ne fonctionnera pas correctement avec les programmes ayant des privilèges fournis par les bits Set-UID ou Set-GID sur les systèmes où /bin/sh est bash version 2, car celui-ci rejette les privilèges au démarrage (Debian utilise une version modifiée de bash où ce comportement est abandonné si on l'invoque sous le nom sh).

Avec les versions de la glibc antérieures à 2.1.3, la vérification de la disponibilité de /bin/sh n'était pas faite lorsque command était NULL. Il était toujours supposé être disponible, et system() renvoyait toujours 1 dans ce cas. Depuis glibc 2.1.3, cette vérification est effectuée, car, même si POSIX.1-2001 impose aux implémentations conformes de fournir un shell, ce shell peut ne pas être opérationnel si le programme appelant a auparavant appelé chroot(2) (ce qui n'est pas spécifié dans POSIX.1-2001).

Il est possible qu'une commande shell renvoie 127, ainsi le code de retour n'est pas une indication sûre de l'échec de execve(2).

7. VOIR AUSSI

sh(1), signal(2), wait(2), exec(3)

8. COLOPHON

Cette page fait partie de la publication 3.52 du projet man-pages Linux. Une description du projet et des instructions pour signaler des anomalies peuvent être trouvées à l'adresse http://www.kernel.org/doc/man-pages/.

9. TRADUCTION

Depuis 2010, cette traduction est maintenue à l'aide de l'outil po4a <http://po4a.alioth.debian.org/> par l'équipe de traduction francophone au sein du projet perkamon <http://perkamon.alioth.debian.org/>.

Christophe Blaess <http://www.blaess.fr/christophe/> (1996-2003), Alain Portal <http://manpagesfr.free.fr/> (2003-2006). Nicolas François et l'équipe francophone de traduction de Debian (2006-2009).

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Vous pouvez toujours avoir accès à la version anglaise de ce document en utilisant la commande « LC_ALL=C man <section> <page_de_man> ».