1. NOM

write - Écrire dans un descripteur de fichier

2. SYNOPSIS

#include <unistd.h>

ssize_t write(int fd, const void *buf, size_t count);

3. DESCRIPTION

write() lit au maximum count octets dans la zone mémoire pointée par buf, et les écrit dans le fichier référencé par le descripteur fd. Le nombre d'octets écrits peut être inférieur à count par exemple si la place disponible sur le périphérique est insuffisante, ou la limite de ressource RLIMIT_FSIZE est atteinte (consultez setrlimit(2)), ou l'appel est interrompu par un gestionnaire de signal après avoir écrit moins de count octets. (Consultez aussi pipe(7).) Pour un fichier sur lequel lseek(2) est possible (par exemple un fichier ordinaire), l'écriture a lieu à la position actuelle dans le fichier, et elle est déplacée du nombre d'octets effectivement écrits. Si le fichier était ouvert avec O_APPEND, la position avant l'écriture est à la fin du fichier. La modification de la position et l'écriture sont effectuées de façon atomique. POSIX réclame qu'une lecture avec read(2) effectuée après le retour d'une écriture avec write(), renvoie les nouvelles données. Notez que tous les systèmes de fichiers ne sont pas compatibles avec POSIX.

4. VALEUR RENVOYÉE

write() renvoie le nombre d'octets écrits (0 signifiant aucune écriture), ou -1 s'il échoue, auquel cas errno contient le code d'erreur. Si count vaut 0 et si fd correspond à un fichier ordinaire, write() peut renvoyer un code d'erreur si l'une des erreurs ci-dessous est détectée. Si aucune erreur n'est détectée, 0 sera renvoyé sans autre effet de bord. Si count est nul et fd est un fichier spécial, les résultats sont indéfinis.

5. ERREURS

  • EAGAIN
        Le descripteur de fichier fd fait référence à un fichier autre qu'une socket et a été marqué comme non bloquant (O_NONBLOCK), et l'écriture devrait bloquer.
  • EAGAIN ou EWOULDBLOCK Le descripteur de fichier fd fait référence à un fichier autre qu'une socket et a été marqué comme non bloquant (O_NONBLOCK), et l'écriture devrait bloquer. POSIX.1-2001 permet de renvoyer l'une ou l'autre des erreurs dans ce cas et n'exige pas que ces constantes aient la même valeur. Une application portable devrait donc tester les deux possibilités.
  • EBADF
        fd n'est pas un descripteur de fichier valable, ou n'est pas ouvert en écriture.
  • EDESTADDRREQ
        fd fait référence à une socket de datagramme pour laquelle l'adresse du correspondant n'a pas été initialisée avec connect(2).
  • EDQUOT
        Le quota de blocs de disque de l'utilisateur sur le système de fichiers contenant le fichier correspondant à fd a été atteint.
  • EFAULT
        buf pointe en dehors de l'espace d'adressage accessible.
  • EFBIG
        Tentative d'écrire un fichier dont la taille dépasse un maximum dépendant de l'implémentation ou du processus, ou d'écrire à une position qui dépasse le maximum autorisé.
  • EINTR
        L'appel système a été interrompu par un signal avant d'avoir pu écrire quoi que ce soit ; consultez signal(7).
  • EINVAL
        fd correspond à un objet sur lequel il est impossible d'écrire. Ou bien le fichier a été ouvert avec l'attribut O_DIRECT, et soit l'adresse de buf, soit la valeur de count, soit la position actuelle dans le fichier ne sont pas alignées correctement.
  • EIO
        Une erreur d'entrée-sortie bas niveau s'est produite durant la modification de l'inœud.
  • ENOSPC
        Le périphérique correspondant à fd n'a plus de place disponible.
  • EPIPE
        fd est connecté à un tube (pipe) ou une socket dont l'autre extrémité est fermée. Quand ceci se produit, le processus écrivain reçoit un signal SIGPIPE. (Ainsi la valeur de retour de write n'est vue que si le programme intercepte, bloque ou ignore ce signal.

D'autres erreurs peuvent se produire suivant le type d'objet associé à fd.

6. CONFORMITÉ

SVr4, BSD 4.3, POSIX.1-2001. Sous SVr4, un appel write() peut être interrompu, et renvoyer EINTR à n'importe quel moment, pas seulement avant l'écriture des données.

7. NOTES

Une réussite de write() n'offre aucune garantie que les données se trouvent sur le disque. En fait, sur certaines implémentations erronées, elle ne garantit même pas que l'espace suffisant a été réservé pour les données. La seule manière d'être sûr de la réussite est d'invoquer fsync(2) après avoir écrit les données. Si un write() est interrompu par un gestionnaire de signaux avant d'avoir écrit quoi que ce soit, l'appel échoue avec EINTR ; s'il est interrompu après avoir écrit au moins un octet, l'appel réussit et renvoie le nombre d'octets écrits.

8. VOIR AUSSI

close(2), fcntl(2), fsync(2), ioctl(2), lseek(2), open(2), pwrite(2), read(2), select(2), writev(2), fwrite(3)

9. COLOPHON

Cette page fait partie de la publication 3.52 du projet man-pages Linux. Une description du projet et des instructions pour signaler des anomalies peuvent être trouvées à l'adresse http://www.kernel.org/doc/man-pages/.

10. TRADUCTION

Depuis 2010, cette traduction est maintenue à l'aide de l'outil po4a <http://po4a.alioth.debian.org/> par l'équipe de traduction francophone au sein du projet perkamon <http://perkamon.alioth.debian.org/>.

Christophe Blaess <http://www.blaess.fr/christophe/> (1996-2003), Alain Portal <http://manpagesfr.free.fr/> (2003-2006). Julien Cristau et l'équipe francophone de traduction de Debian (2006-2009).

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