VFORK
Section: Manuel du programmeur Linux (2) Updated: 18 juillet 2003 Index
NOM
SYNOPSIS
DESCRIPTION STANDARD
ERREURS
PARTICULARITÉS LINUX
DÉTAILS HISTORIQUES
BOGUES
HISTORIQUE
CONFORMITÉ
VOIR AUSSI
TRADUCTION
NOM
vfork - Créer un processus fils et bloquer le père.
SYNOPSIS
DESCRIPTION STANDARD
(D'après XPG4 / SUSv2 / draft POSIX).
La routine
vfork(),
à le même effet que
fork(),
sauf que le comportement est indéfini si le processus créé par
fork()
effectue l'une des actions suivantes avant d'appeler avec succès
_exit()
ou une routine de la famille
exec() :
modification d'une donnée autre que la variable de type pid_t stockant le
retour de
vfork(),
revenir de la fonction dans laquelle
vfork()
a été invoqué,
appel d'une autre fonction.
ERREURS
- EAGAIN
-
Trop de processus en cours. Réessayer.
- ENOMEM
-
Pas assez de mémoire
PARTICULARITÉS LINUX
vfork(),
tout comme
fork(),
crée un processus fils à partir du processus appelant. Pour plus de détails
sur les valeurs renvoyées et les erreurs possibles, voir
fork(2).
vfork()
est conçu comme un cas particulier de
clone(2).
Il sert à créer un nouveau processus sans effectuer de copie de la table des pages
mémoire du processus père. Ceci peut être utile dans des applications nécessitant
une grande rapidité d'exécution, si le fils doit invoquer immédiatement un
appel
execve().
vfork()
diffère aussi de
fork()
car le processus père reste suspendu jusqu'à ce que le fils invoque
execve(),
ou
_exit().
Le fils partage toute la mémoire avec son père, y compris la pile. Le processus
fils ne doit donc pas revenir de la fonction en cours, ni invoquer une nouvelle
routine. Il ne doit pas appeler
exit(),
mais à la place
_exit().
Les gestionnaires de signaux sont hérités mais pas partagés. Les signaux pour le
processus père sont délivrés après que le fils se soit terminé.
DÉTAILS HISTORIQUES
Sous Linux,
fork()
est implémenté en utilisant un mécanisme de copie en écriture, ainsi ses seuls coûts
sont le temps et la mémoire nécessaire pour dupliquer la table des pages mémoire
du processus père, et créer une structure de tâche pour le fils. Toutefois, jadis
fork()
nécessitait malheureusement une copie complète de l'espace d'adresse du père, souvent
inutile car un appel
exec()
est souvent réalisé immédiatement par le fils.
Pour améliorer les performances, BSD a introduit un appel-système
vfork()
qui ne copie pas l'espace d'adressage du père, mais le partage avec le fils.
Le processus père était suspendu tant que le fils utilisait les ressources.
L'utilisation de
vfork()
était loin d'être facile, car pour éviter de modifier les données du processus
père, il fallait être capable de déterminer quelles variables se trouvaient dans
des registres du processeur.
BOGUES
Il est regrettable que Linux ait ressuscité ce spectre du passé. La page de manuel
de BSD indique que cet appel système sera supprimé, et qu'il ne faut pas
essayer de tirer profit du partage mémoire induit par
vfork().
En théorie, la description standard ne nous autorise pas à utiliser
vfork(),
car l'appel
exec()
suivant peut échouer, et ce qui se produit ensuite est indéfini.
Les détails de la gestion des signaux sont compliqués, et varient suivant
les systèmes.
Sous Linux (2.3.25)
strace(1)
ne peut pas suivre un appel
vfork()
et nécessite un patch du noyau.
HISTORIQUE
L'appel-système
vfork()
est apparu dans BSD 3.0. Dans BSD 4.4, il est devenu synonyme de
fork(),
mais NetBSD l'a réintroduit à nouveau.
Sous Linux, il fut l'équivalent de
fork()
jusqu'au noyau 2.2.0-pre-6. Depuis le 2.2.0-pre-9 il s'agit d'un
appel-système indépendant. Le support dans la bibliothèque a été
introduit dans la GlibC 2.0.112.
CONFORMITÉ
L'appel
vfork()
est assez similaire aux appels du même nom sous d'autres systèmes d'exploitation.
Les contraintes que les standards apportent sur cet appel sont plus relâchées que
celles sur
fork(),
ainsi il est possible d'avoir une implémentation conforme où les deux appels sont
synonymes. En particulier, un programmeur ne doit pas s'appuyer sur le fait
que le père reste bloqué jusqu'à un appel
execve(),
ou
_exit(),
ni sur le comportement de la mémoire partagée.
VOIR AUSSI
TRADUCTION
Christophe Blaess, 1996-2003.
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