1. NOM

timer_create - Créer une minuterie POSIX pour un processus

2. SYNOPSIS

 
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#include <signal.h>
#include <time.h>
int timer_create(clockid_t clockid, struct sigevent *sevp,
                 timer_t *timerid);

Effectuez l'édition des liens avec l'option -lrt.

Exigences de macros de test de fonctionnalités pour la glibc (consultez feature_test_macros(7)) :

timer_create() : _POSIX_C_SOURCE >= 199309L

3. DESCRIPTION

timer_create() crée une nouvelle minuterie pour un processus. L'identifiant de cette nouvelle minuterie est renvoyé dans le tampon pointé par timerid, qui doit être un pointeur différent de NULL. L'identifiant est unique pour le processus, jusqu'à ce que la minuterie soit détruite. La nouvelle minuterie est initialement désarmée. Le paramètre clockid indique l'horloge que la nouvelle minuterie utilise pour mesurer le temps. Il peut prendre une des valeurs suivantes :

  • CLOCK_REALTIME
        Une horloge temps réel configurable à l'échelle du système.
  • CLOCK_MONOTONIC Une horloge non configurable, toujours croissante qui mesure le temps depuis un instant non spécifié dans le passé et qui ne change pas après le démarrage du système.
  • CLOCK_PROCESS_CPUTIME_ID (depuis Linux 2.6.12)
        Une horloge qui mesure le temps CPU (utilisateur et système) consommé par le processus appelant (et tous ses threads).
  • CLOCK_THREAD_CPUTIME_ID (depuis Linux 2.6.12) Une horloge qui mesure le temps CPU (utilisateur et système) consommé par le processus appelant.

Comme pour les valeurs ci-dessus, clockid peut être l'identifiant clockid renvoyé par un appel à clock_getcpuclockid(3) ou pthread_getcpuclockid(3). Le paramètre sevp pointe vers une structure sigevent qui indique comment l'appelant devrait être notifié quand la minuterie expire. Pour la définition et des détails généraux sur cette structure, consultez sigevent(7). Le champ sevp.sigev_notify peut avoir les valeurs suivantes :

  • SIGEV_NONE
        Ne pas notifier de façon asynchrone quand la minuterie expire. La progression de la minuterie peut être observée en utilisant timer_gettime(2).
  • SIGEV_SIGNAL
        Lors de l'expiration de la minuterie, produire le signal sigev_signo pour le processus. Consultez sigevent(7) pour des détails généraux. Le champ si_code de la structure siginfo_t sera mis à SI_TIMER. À tout moment, au plus un signal est mis en attente pour le processus pour une horloge donnée ; consultez timer_getoverrun(2) pour plus de détails.
  • SIGEV_THREAD
        Lors de l'expiration de la minuterie, appeler sigev_notify_function comme si elle était la fonction de démarrage d'un nouveau thread. Consultez sigevent(7) pour plus de détails.
  • SIGEV_THREAD_ID (spécifique à Linux)
        Comme SIGEV_SIGNAL, mais le signal est envoyé au thread dont l'identifiant est fourni dans sigev_notify_thread_id, qui doit être un thread du même processus que le thread appelant. Le champ sigev_notify_thread_id indique un identifiant de thread noyau, c'est-à-dire la valeur renvoyée par clone(2) ou gettid(2). Ce drapeau n'est destiné à être utilisé que par la bibliothèque des threads.

Une valeur NULL pour sevp équivaut à indiquer un pointeur vers une structure sigevent dans laquelle sigev_notify vaut SIGEV_SIGNAL, sigev_signo vaut SIGALRM et sigev_value.sival_int vaut l'identifiant de l'horloge.

4. VALEUR RENVOYÉE

S'il réussit, timer_create() renvoie zéro et l'identifiant de la nouvelle minuterie est placé dans *timerid. En cas d'erreur, il renvoie -1 et errno contient le code d'erreur.

5. ERREURS

  • EAGAIN
        Erreur temporaire lors de l'allocation de la structure de la minuterie par le noyau.
  • EINVAL
        L'identifiant d'horloge, sigev_notify, sigev_signo ou sigev_notify_thread_id n'est pas valable.
  • ENOMEM Impossible d'allouer de la mémoire.

6. VERSIONS

Cet appel système est disponible depuis Linux 2.6.

7. CONFORMITÉ

POSIX.1-2001.

8. NOTES

Un programme peut créer plusieurs minuterie en utilisant timer_create(). Les minuteries ne sont pas héritées par ses enfants lors d'un fork(2) et sont désarmées et détruites lors d'un appel système execve(2). Le noyau alloue par avance un « signal temps réel en attente » pour chaque minuterie créée par timer_create(). De ce fait, le nombre de minuteries est limité par la limite de ressources RLIMIT_SIGPENDING (voir setrlimit(2)). Les minuteries créée par timer_create() sont communément appelées « horloges (d'intervalle) POSIX ». L'API des minuteries POSIX est constituée des interfaces suivantes :

* 3 timer_create() : Créer une minuterie.

* timer_settime(2) : Armer (démarrer) ou désarmer (stopper) une minuterie.

* timer_gettime(2) : Récupérer le temps restant jusqu'à l'expiration suivante d'une minuterie, en plus de l'intervalle de la minuterie.

* timer_getoverrun(2) : Renvoyer le décompte de dépassements pour la dernière expiration de la minuterie.

* timer_delete(2) : Désarmer et détruire une minuterie.

Une partie de l'implémentation des minuteries POSIX est fournie par la glibc. En particulier :

* 3 La fonctionnalité de SIGEV_THREAD est implémentée dans la glibc, plutôt que par le noyau.

* Les identifiants de minuteries fournis au niveau utilisateur sont maintenus par la glibc, qui fait la correspondance avec les identifiants utilisés par le noyau.

Les appels système pour les minuteries POSIX sont apparus dans le noyaux Linux 2.6. Auparavant, la glibc fournissait une implémentation incomplète en espace utilisateur (les minuteries CLOCK_REALTIME uniquement) en utilisant les threads POSIX, et la glibc actuelle utilise toujours cette implémentation sur les systèmes ayant un noyau antérieur au noyau Linux 2.6.

9. EXEMPLE

Le programme ci-dessous reçoit deux paramètres : une durée de sommeil, en seconde, et une fréquence de minuterie en nanosecondes. Le programme établit un gestionnaire pour le signal qu'il utilise avec la minuterie, puis il bloque le signal, crée et arme une minuterie qui expire à la fréquence donnée, s'endort pendant la durée indiquée et enfin débloque le signal de la minuterie. En supposant que la minuterie ait expiré au moins une fois pendant le sommeil du programme, le gestionnaire de signal sera appelé et le gestionnaire de signal affiche des informations concernant la notification de la minuterie. Le programme se termine après un appel au gestionnaire de signal. Dans l'exemple d'exécution qui suit, le programme s'endort pour une seconde après avoir créé une minuterie de d'une fréquence de 100 nanosecondes. Le temps que le signal soit débloqué et fournit, il y a eu environ dix millions de dépassements.

 
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$ ./a.out 1 10
Establishing handler for signal 34
Blocking signal 34
timer ID is 0x804c008
Sleeping for 1 seconds
Unblocking signal 34
Caught signal 34
    sival_ptr = 0xbfb174f4;     *sival_ptr = 0x804c008
    overrun count = 10004886

9.1. Source du programme

 
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#include <stdlib.h>
#include <unistd.h>
#include <stdio.h>
#include <signal.h>
#include <time.h>
#define CLOCKID CLOCK_REALTIME
#define SIG SIGRTMIN
#define errExit(msg)    do { perror(msg); exit(EXIT_FAILURE); \
                        } while (0)
static void
print_siginfo(siginfo_t *si)
{
    timer_t *tidp;
    int or;
    tidp = si->si_value.sival_ptr;
    printf("    sival_ptr = %p; ", si->si_value.sival_ptr);
    printf("    *sival_ptr = 0x%lx\n", (long) *tidp);
    or = timer_getoverrun(*tidp);
    if (or == -1)
        errExit("timer_getoverrun");
    else
        printf("    overrun count = %d\n", or);
}
static void
handler(int sig, siginfo_t *si, void *uc)
{
    /* Note: calling printf() from a signal handler is not
       strictly correct, since printf() is not async-signal-safe;
       see signal(7) */
    printf("Caught signal %d\n", sig);
    print_siginfo(si);
    signal(sig, SIG_IGN);
}
int
main(int argc, char *argv[])
{
    timer_t timerid;
    struct sigevent sev;
    struct itimerspec its;
    long long freq_nanosecs;
    sigset_t mask;
    struct sigaction sa;
    if (argc != 3) {
        fprintf(stderr, "Usage: %s <sleep-secs> <freq-nanosecs>\n",
                argv[0]);
        exit(EXIT_FAILURE);
    }
    /* Establish handler for timer signal */
    printf("Establishing handler for signal %d\n", SIG);
    sa.sa_flags = SA_SIGINFO;
    sa.sa_sigaction = handler;
    sigemptyset(&sa.sa_mask);
    if (sigaction(SIG, &sa, NULL) == -1)
        errExit("sigaction");
    /* Block timer signal temporarily */
    printf("Blocking signal %d\n", SIG);
    sigemptyset(&mask);
    sigaddset(&mask, SIG);
    if (sigprocmask(SIG_SETMASK, &mask, NULL) == -1)
        errExit("sigprocmask");
    /* Create the timer */
    sev.sigev_notify = SIGEV_SIGNAL;
    sev.sigev_signo = SIG;
    sev.sigev_value.sival_ptr = &timerid;
    if (timer_create(CLOCKID, &sev, &timerid) == -1)
        errExit("timer_create");
    printf("timer ID is 0x%lx\n", (long) timerid);
    /* Start the timer */
    freq_nanosecs = atoll(argv[2]);
    its.it_value.tv_sec = freq_nanosecs / 1000000000;
    its.it_value.tv_nsec = freq_nanosecs % 1000000000;
    its.it_interval.tv_sec = its.it_value.tv_sec;
    its.it_interval.tv_nsec = its.it_value.tv_nsec;
    if (timer_settime(timerid, 0, &its, NULL) == -1)
         errExit("timer_settime");
    /* Sleep for a while; meanwhile, the timer may expire
       multiple times */
    printf("Sleeping for %d seconds\n", atoi(argv[1]));
    sleep(atoi(argv[1]));
    /* Unlock the timer signal, so that timer notification
       can be delivered */
    printf("Unblocking signal %d\n", SIG);
    if (sigprocmask(SIG_UNBLOCK, &mask, NULL) == -1)
        errExit("sigprocmask");
    exit(EXIT_SUCCESS);
}

10. VOIR AUSSI

11. COLOPHON

Cette page fait partie de la publication 3.52 du projet man-pages Linux. Une description du projet et des instructions pour signaler des anomalies peuvent être trouvées à l'adresse http://www.kernel.org/doc/man-pages/.

12. TRADUCTION

Depuis 2010, cette traduction est maintenue à l'aide de l'outil po4a <http://po4a.alioth.debian.org/> par l'équipe de traduction francophone au sein du projet perkamon <http://perkamon.alioth.debian.org/>.

Nicolas François et l'équipe francophone de traduction de Debian (2006-2009).

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